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Bulletin de Santé du Végétal de la Chambre d'Agriculture Régionale de Midi-Pyrénées




Le journal des agriculteurs du Lot

. Au sommaire du dernier N°
N°1374 - 21 juillet 2017
> COMPTE PÉNIBILITÉ
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> SOUSCEYRAC
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> PRODUCTEURS FERMIERS
défendre les spécificités
> ROCAMADOUR
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> FORÊT
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Agriculture de conservation des sols - LES AGRICULTEURS LOTOIS PARTAGENT LEURS EXPÉRIENCES


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L'irrigation, une goutte d'eau retenue sur le milieu naturel



4 "petites" heures du débit hivernal des rivières Lot ou Dordogne pour irriguer tout un été !

Tous les ans, avec le retour de l'été, la question de l'irrigation fait polémique, ainsi que la stratégie de stockage de l'eau développée dans le Lot par les agriculteurs à travers des équipements souvent collectifs.


Il paraît utile de se rappeler les principes qui ont guidé (et guident toujours) cette démarche, déployée à une toute autre échelle dans des pays comme l'Espagne.

  • A travers les retenues collinaires, les agriculteurs s'attachent à stocker l'eau de pluie excédentaire en période hivernale.
  • En contrepartie, par le principe de substitution, les agriculteurs réduisent ainsi, voire suppriment les prélèvements en rivière. Ainsi, une grande partie des rivières non réalimentées du département sont exemptées de prélèvement en période d'étiage.
  • Cette eau stockée est utilisée en période d'été sur des cultures qui apportent de la valeur ajoutée à l'économie départementale. Elle permet de sécuriser la production de légumes, de fruits ou de semences. Certaines exploitations d'élevage dotées de telles réserves peuvent irriguer des productions fourragères de qualité qui assurent une plus grande autonomie de l'alimentation de leur troupeau, limitant ainsi l'achat de produits extérieurs.
  • Ces réserves constituent par ailleurs des sites paysagers fort appréciés par la population locale et les pêcheurs avec lesquels les partenariats se développent pour favoriser l' accès au plus grand nombre, sans compter les effets multiples joués en faveur de la présence d'une flore et d'une faune riche et variée : migrateurs, insectes....

Si le sentiment exprimé parfois par un certain nombre de détracteurs laisse à penser que ces volumes d'eau stockés sont excessifs, il est utile de préciser qu'ils représentent de faibles volumes au regard de la quantité d'eau qui tombe sur nos territoires et circule dans nos rivières.

A titre d'exemple et de comparaison: l'irrigation sur le bassin du Lot mobilise 4 800 000 m3 d'eau par an.

La rivière Lot a drainé, sur seulement 4 semaines : de fin janvier 2013 à fin février 2013 (comptabilisées à Cahors), 900 000 000 m3 d'eau, avec un débit moyen de 384 m3 seconde.

L'équivalent du volume d'eau utilisé par les irrigants, en grande partie stocké, ne représente que 4 heures du débit d'une seule journée de la rivière sur cette période. Pour la Dordogne, ce chiffre est quasiment identique.

Quelques définitions pour mieux comprendre :

  • Le débit permet de mesurer la quantité d'eau transitée par unité de temps.
    En hydrométrie, on parle en l/s et m3/s.
    En irrigation, on parle en m3/h.
  • Le volume s'exprime en m3.
    En hydrologie, le volume d'eau est la résultante du débit sur des unités de temps différente (heure, jour, décade, mois, année).
  • L'eau s'écoule de l'amont vers l'aval avec des vitesses plus ou moins différentes. "On dit qu'elle part à la mer". C'est aussi l'expression du cycle de l'eau.

Le cycle perpétuel de l'eau

480 milliards de m3 = somme des précipitations annuelles reçues sur le territoire français.

  • 65 % de cette eau s'évapore pour revenir dans le cycle naturel de l'eau.

  • 15 % ruisselle vers la mer.

  • 20 % s'infiltre dans la terre.

5,6 milliards de m3 : consommation nette utilisée par la population, l'activité industrielle et l'agriculture.

2 000 milliards de m3 : le stock des nappes en France.

108 milliards de m3 : le stock des réserves superficielles.


Où pleut-il le plus ? : Au pied de l'Himalaya (N.E. de l'Inde) 12 000 mm/an.

Où pleut-il le moins ? : Dans le désert d'ATACAMA (Nord du Chili) : 0.8 mm / an !

Et dans le Lot ? : de 800 mm (Ouest du département) à 1 300 mm (Latronquière).


Préserver la qualité de l'eau

Les préoccupations liées à l'eau sont principalement de nature qualitative. Cela implique une vigilance permanente de tous les acteurs. Les collectivités publiques mettent en œuvre des installations pour gérer les eaux usées par les usages domestiques et industriels (12 000 usines de dépollution en France …). Des programmes sont mis en œuvre sur les territoires ruraux (SPAM). L'ensemble de ces actions consistent à restituer au milieu naturel une eau « assainie ».

Une attention particulière est portée par le secteur agricole, depuis plusieurs années, à une maîtrise des pratiques. Des outils de gestion de l'eau sont couramment utilisés pour limiter la consommation de l'eau (IRRIPILOT), de gros efforts d'investissements ont été conduits pour gérer les effluents d'élevages (programme de mises aux normes sur les bâtiments d'élevages) associés au respect de règles strictes en matière d'épandage. Concernant les nitrates, grâce à une application rigoureuse de programmes d'action : raisonnement de la fertilisation et mise en place de couverts végétaux pendant la période hivernale, le département du Lot affiche d'excellents résultats en terme de qualité de ses eaux. C'est ce constat qui a d'ailleurs conduit l'administration à valider le reclassement du territoire lotois « Hors Zone Vulnérable fin 2012 ».


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